1495 : la Seigneurie des Vaults est décrite "avec hébergement, vergers, courtils et vignes"
1636 : on trouve mention de la terre des Vaults dans les propriétés de Guillaume Bautru, conseiller d’état, homme de lettres influent, favori de Richelieu, lors de l’achat de Serrant.
La maison des Vaults s’agrandit : la façade sur jardin reste simple. La perspective sur la Boire, au-delà du jardin à la française, est un élément important de la composition de l’ensemble. La vigne rapporte, le vin part par cette Boire sur des barques vers Nantes où il est chargé sur des navires plus importants avec les pièces de lin et de chanvre, les faïences de Nevers et autres productions qui remplissaient les gabarres de Loire. Ce fleuve faisait la richesse de la région.
La bourgeoisie est à l’origine de l’extension du vignoble autour des villes d’Angers, de Saumur et d’Orléans, en obtenant l’abolition du « droit de banvin » qui accordait aux seigneurs l’exclusivité du commerce des vins. Ce développement des vignobles bourgeois autour des villes favorise les exportations vers la Flandre et les villes du nord de l’Europe, accroissant les expéditions de vins de Loire à partir du port de Nantes : au XVIème siècle, près de 10 000 tonneaux y transitent, soit plus que n’en envoient La Rochelle et Bordeaux réunis.
Des influences multiples d’Italie, d’Espagne, des Flandres se font sentir dans l’architecture, les arts plastiques, la littérature, la musique, les jardins. Paysans, bourgeois, clercs, seigneurs construisent d’ardoise et de tuffeau après avoir creusé le coteau pour s’y installer, plantent la vigne pour y puiser des forces, font de leur jardin un véritable laboratoire de création, d’introduction de végétaux d’ornement, de plantes exotiques : le jardin à la française.
Le fleuve, la pierre, la vigne et le jardin s’allient à jamais pour créer l’originalité de notre paysage si éminemment culturel